Gwenaëlle Persiaux : quand le monde invisible invite la magie dans notre vie

Gwenaëlle Persiaux psychologue et psychothérapeute, est une thérapeute différente des autres. Une femme et une mère ancrée, très connectée au monde de l’invisible. 
Dans ce nouvel épisode, nous sommes happés par l’histoire si singulière de Gwenaëlle : de l’exploration de ses émotions, à sa passion pour la psychologie en passant par l’invitation du monde subtile comme une possible voix de guérison. Cet épisode est aussi une invitation à la vie, et à notre place dans celle-ci :
Quels impacts nos rencontres, notre histoire ont ils eu sur notre vie actuelle ? Les blessures et les épreuves ne sont-elles pas un cadeau caché de la vie ?  C’est une conversation passionnante et inspirante, qui je l’espère, saura réveiller votre soleil intérieur.

Les inspirations

Quel est le livre qui t’a marqué et que symbolise-t-il pour toi ?

J’ai bien aimé ton idée de choisir un livre qui parle d’une manière ou d’une autre d’étape sur mon chemin. J’ai choisi l’intelligence du cœur de Isabelle Filliozat, que j’ai lu en octobre 98. Ce livre a été une révélation. J’avais noté comme citation : “nos émotions sont le sel de la vie”. C’est un livre qui parle de l’intelligence émotionnelle, du lien entre nos  émotions et notre manière de les vivre dans notre quotidien. Ce livre, je l’ai acheté parce que je démarrais mon premier boulot. Je me trouvais empêtrée avec mes émotions, je me trouvais beaucoup trop émotive. Ça m’était insupportable. Jusqu’alors, j’arrivais à refouler et cacher mes émotions, hors dans ce cadre de stress, je n’arrivais plus à les maîtriser.

Avec mon cerveau bien cartésien, j’ai donc cherché une solution à mon problème. Je me suis rendue en librairie, au rayon développement personnel, et je me suis dit :  il y a forcément une solution miraculeuse. Lorsque j’ai commencé à le lire, tout de suite, il m’a parlé. On y retrouvait les thèmes de confiance en soi et de relationnel. J’ai pu enfin avancer !

 

L’enfance

Quelle genre de petite fille tu étais ? Sous quel filtre, voyais tu la vie ?

Mon enfance est une période un peu flou, j’ai très peu de souvenirs de mon enfance. Je crois que j’étais une petite fille à la fois curieuse de découvrir des choses et en même temps, j’étais très vigilante par rapport au monde extérieur. J’ai grandi dans une famille où il n’y avait pas beaucoup d’émotions, pas beaucoup de tendresse.  Le manque de présence de mes parents m’a emmené à développer de l’insécurité. Je n’ai pas subi de maltraitance, mais ce manque d’amour et de tendresse à développer des carences. Souvent, on a tendance à déterminer les traumatismes comme des événements graves.

Hors, les traumatismes, c’est aussi, lorsqu’on a pas eu un manque. A mes 16 ans, ma mère décède d’un cancer, qui aura évolué pendant 2 ans. Ce n’est pas uniquement son décès qui m’a affecté mais également les années qui l’ont précédées. Ce n’était pas une période facile. Les études, les copains, les lectures et l’écriture m’ont permis de traverser cette épreuve. Enfant, je lisais beaucoup de livres sur la mythologie grecque et romaine. Je trouvais fascinant ces histoires de Dieux et de Déesses. J’étais aussi fascinée par les camps de concentration, peut-être en lien avec une vie antérieure ?

 

Comment cette petite fille a navigué jusqu’à cette école de commerce ?

Je me suis beaucoup concentrée sur mes études au collège puis ensuite au lycée. J’avais le désir de partir le plus vite possible de chez moi pour pour faire ma vie. Après mon bac, j’intègre une école de commerce pour plaire à mon père. J’avais besoin répondre à ses attentes et être reconnu par lui . Mon père était lui-même dans cette voie. Il était ingénieur commercial et il accordait beaucoup d’importance à la réussite, à l’argent et au matérialisme. J’ai eu une carrière dans le marketing qui a duré 10 ans notamment à Paris. J’ai aussi travaillé à l’étranger dans le secteur agroalimentaire. Grâce à mon travail, j’ai pu voyager, de vivre une vie parisienne mouvementée, avec des moyens financiers confortables pour faire plein de choses. Suite à cette lecture dont je t’ai parlé, j’entame une psychothérapie. Dans mon quotidien, j’ai des troubles du comportement alimentaire. Signe que je n’allais pas bien. Donc très vite, suite à cette prise en main, je suis allée dans ce domaine incroyable de la connaissance de soi. Progressivement, le milieu de la psychologie est devenue une véritable passion.

 

Du marketing à la psychologie

Qu’est-ce qui finalement t’as fait te reconvertir et quitter le marketing pour partir effectivement en psychologie ?

Il y a quelque chose de très dynamique dans le marketing. Tu fais des tournages de publicité, tu rencontres des graphistes et des designers. Hors, travailler sur moi a été décisif. Je me suis rendue compte que la psychothérapie apporte tellement de choses et d’ailleurs depuis ces 21 ans, je n’ai jamais arrêté. Je me souviens de ce moment, où je me suis dit “mais ça ! c’est génial en fait, j’adore comment elle m’aide”. Dans ma famille, la psychothérapie était mal perçue : c’était pour les “fous”. Ça m’a donc donné envie de creuser autour de mes émotions.

Petit à petit, en lisant des bouquins, j’essayais de comprendre les schémas de mes relations, qui étaient compliquées. Je me suis aperçue que c’était bien plus qu’un intérêt et que je souhaitais faire de la psychanalyse mon métier. Pendant 7 ans, je me suis formée à la psychologie par l’Institut d’Enseignement distance Paris. Durant cette période, je continuais de travailler dans le milieu du marketing. Entre mon travail et mes études, j’avais un quotidien très prenant. 

 

La place du monde invisible dans la psychologie

Le podcast, j’ai choisi de l’appeler la clé de voûte :  le trait d’union entre le monde visible et invisible. Si on va sur ton site, on découvre que tu parles d’avoir les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles. Comment fais-tu pour relier ces deux mondes ?

J’ai l’impression d’avoir basculé deux fois. La première fois, c’est quand je suis passée du monde commercial à celui de la psychologie. Progressivement, je me suis ouverte à un monde plus subtile : le monde à la spiritualité. Je crois que j’ai toujours eu cet attrait. Seulement, en grandissant, notre cerveau veille à rationaliser certains souvenirs ou expériences. La seconde fois a eu lieu lorsque je suis devenue psychologue. Je me suis rendue compte que la psychologie ne suffisait pas à apaiser les problématiques des gens. D’ailleurs, personnellement, la psychologie ne m’a pas suffi non plus. Mes perceptions se sont réouverte au décès de ma mère. J’ai senti l’âme de ma mère après son décès. C’était tétanisant pour moi parce que personne ne m’avait jamais ouvert à ce monde. Progressivement, j’ai commencé à m’intéresser au chamanisme.

Plus tard, je deviens psychologue et aussi maman. Devenir mère est à la fois une épreuve et un cadeau. Avant de devenir maman, mes angoisses étaient beaucoup moins fortes et je me rends compte qu’il me faut continuer à travailler sur mes émotions. Pour les travailler, j’ai choisi de passer par de la danse thérapie, qui une nouvelle fois m’a permis de développer mes perceptions et d’avoir des visions que ce soit de ma mère ou d’êtres de lumière. 

 

Ça me permets de rebondir sur une notion que tu as partagé dans ton article : le refoulement du sublime, d’un psychiatre italien Roberto Assaglioli, selon lui Selon lui, nous allons mal, pas seulement parce que nous avons refoulé nos pulsions, mais avant tout parce que nous avons refoulé notre nature la plus élevée : notre inconscient ou soi supérieur. Est-ce que tu aurais la gentillesse Gwenaëlle d’étoffer ces propos pour les auditeurs ?

Effectivement, en psychanalyse, on parle plus facilement du refoulement des pulsions. J’ai aussi envie de donner un autre point de vue. L’être humain, c’est aussi un être de lumière. Il est fait selon moi avant tout d’amour, de paix et de capacité de compassion pour l’autre. C’est ce qu’on appelle le sublime. A l’intérieur de nous, il y a cette grande partie lumineuse qui est le soi supérieur. Il est au service de notre développement. On a un grand soleil qui brille en nous, tout le temps. Mais la vie n’étant pas toujours facile, on peut parfois avoir des éclipses solaires. C’est-à-dire qu’on va vivre des difficultés qui vont obscurcir ce soleil temporairement. C’est n’est pas parce qu’à un moment, il fait presque noir à cause de l’éclipse que le soleil ne brille pas. Voilà ce qu’est le refoulement intérieur. Pour moi l’Homme est plus bien plus encore que ça, il est bien plus qu’un être de lumière, il est un être spirituel.

 

Je te remercie d’avoir partagé ton expérience, notamment, au sujet du fantôme de ta mère. Probablement, il y a plein de gens qui ressentent des choses, une intuition, qui on peut-être des flashs et comme ce n’est jamais expliqué ou stigmatisé. Est-ce que cette connexion à un monde plus subtil, est un atout dans ta vie professionnelle ?

À l’évidence oui, je suis psychologue et j’aide les gens à aller mieux. Il y a des gens qui peuvent aller mieux psychologiquement et qui ne sont pas encore totalement heureux et connectés à la joie. Ces personnes n’arrivent pas à trouver la joie dans ce qu’elles font car elle y cherche encore un sens. Selon moi, on ne peut pas travailler sur soi de manière profonde, avec un changement significatif, si on n’intègre pas la notion de spiritualité. Ce que j’appelle la spiritualité, c’est une connexion à autre chose que notre “petit moi”.

On va se poser les questions :

  • à quoi sert ma vie ?
  • quel est le sens de celle-ci ?
  • pourquoi je suis là ?
  • qu’est-ce qui fait que je me suis réincarnée dans ce corps là ? à ce moment-là ?

Autrement dit on peut aussi appeler la mission de l’âme. En séance, je vais donc aborder ces questions-là. Si mes patients sont ouvert à ça, je peux les amener à regarder des vidéos de personnalités aspirantes, d’aller faire des stages ou des retraites chamaniques. Au début, on peut avoir peur de la réaction des patients mais la finalité est qu’ils attendent de pouvoir parler de ces sujets-là. 

 

J’avais envie de te poser la question : quel conseil tu donnerai a des gens qui se sentent un appelé par ce monde subtil et qui savent pas comment l’explorer ? Quel serait le premier pas pour ceux qui se sentent intéressés ?

Au départ, trouvez une personne avec qui en parler. Ne restez pas seul ou dans des bouquins ou des vidéos. La spiritualité se nourrit de la relation. Nous sommes avant tout des êtres de relation. Il faut faire confiance au profit énergétique. Au fil du temps, vous allez rencontrer des personnes qui vont être dans les mêmes croyances que vous. Vous allez vous “nourrir” mutuellement et grandir ensemble.

 

Que dirais tu si on te disait : Gwenaëlle tu es perchée ? Qu’est ce qui fait de toi un être à part ?

J’aime bien que l’on me dise que je ne sois pas “normale” ou que je sors du lot. Un des meilleurs compliments qu’un patient m’est dit : vous n’êtes pas une psy comme les autres. Cela me convient, parce que je n’ai pas envie d’être une psy comme les autres. Je crois que on est tous “à part”. Au final, on ignore tous notre propre singularité. Il n’y a aucune autre couleur que nous même au monde. Je crois que j’ai encore pas mal de choses à traverser pour pouvoir apporter une réponse plus fine que celle-là. Je crois que je suis quelqu’un à part mais je ne l’ai pas encore trouvé. Rendez vous dans 40 ans ! 

 

Le mot de la fin

J’invite ceux qui nous écoutent de laisser aller ce qui doit venir à vous. Votre mission d’âme est près inscrite et le grand défi c’est de la découvrir.

 

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J’en profite pour les remercier.

Si tu vous souhaitez en découvrir plus sur l’histoire de ce podcast la clé de voûte, c’est ici !