Redéfinir la notion d’abondance avec Iris Cantin (Les chroniques du tarot)

Cette semaine, la thématique est l’abondance. Je suis ravie d’accueillir Iris Cantin, plus connue sous le nom des Chroniques du tarot. Iris est Tarologue et étudiante en égyptologie au travers de programmes et d’initiation en ligne. Elle fait donc le lien entre la tradition ésotérique et spiritualité égyptienne et le tarot de Marseille, en passant par l’alchimie et la magie. Iris sortira courant rentrée 2022 un coffret avec un livre et un tarot mélangeant l’archétype égyptien et le tarot de Marseille !

Pour ma part, je suis Iris, dixit les Chroniques du tarot depuis quelques années sur Instagram. Et j’ai également eu l’occasion de faire un de ces programmes : Light Worker.

 

Quel est le livre qui t’a marqué et que symbolise-t-il pour toi ?

J’ai choisi le livre Le passage des sorciers de Taisha Abelar. Il parle de chamanisme. C’est un livre qui m’a absolument fasciné et qui expliquait certains phénomènes, que je vivais depuis mon enfance, sur lesquels je n’arrivais pas à mettre de mots. Le passage de sorcière est une autobiographie de Taisha Abelar qui raconte sa mutation qui va l’amener jusqu’au passage des sorciers. Les chamanes l’appellent “le voile abstrait”. C’est ce passage de notre monde ordinaire à un autre monde. C’est un livre absolument magique !

Pour moi, ce livre symbolise le point de jonction dans ma vie, à partir duquel j’ai décidé de me reconnecter à l’invisible.

 

Avant les chroniques du tarot :

Quel genre de petite fille étais-tu ?

J’étais une petite fille très rêveuse. Je détestais l’école. J’ai toujours détesté le cadre. À l’école, j’étais une petite fille qui était pleine de joie à la maison : créative, rêveuse et connectée au monde des esprits. Je voyais la vie sous le filtre de la liberté. J’avais de la difficulté à comprendre cette obligation d’aller à l’école alors que le monde extérieur m’était beaucoup plus intéressant. Jeune, j’avais peur de grandir et de devenir adulte. Ça me semblait être un monde ennuyeux et vraiment pas drôle du tout. Ça a donc été compliqué de grandir et de l’accepter.

 

Quel a été ton chemin avant les chroniques du tarot ?

Pendant 4 ans, j’ai travaillé dans une entreprise dans laquelle je me sentais enfermée. Puis j’ai eu la possibilité de partir à l’étranger, en Inde notamment. Lorsque je suis revenue de ce voyage, je suis devenue mère d’une petite fille. Je me suis dit que je ne pourrais pas continuer à vivre de cette manière. Il fallait que je trouve un moyen de travailler pour moi pour pouvoir m’occuper d’elle et passer du temps avec elle. C’est à partir de ce moment là où j’ai commencé à réfléchir à un moyen de gagner ma vie autrement que par le biais du salariat.

Avant de commencer Les chroniques du tarot, je confectionnais des jupes à partir de textile recyclé. Je vivais en autonomie dans la nature, dans une yourte. De plus, j’avais mis en place une réelle éthique dans mon activité. Toutes mes créations étaient produites à partir d’énergie solaire. Les grandes robes et jupes de gitanes étaient confectionnées à partir de vieux draps et de vêtements fleuries. J’avais très peu de besoins. Je n’avais pas de crédit ni de loyer à payer vivant dans ma yourte. Je n’avais pas non plus d’eau à payer puisque j’avais un puit. Mes panneaux solaires me fournissaient autant d’électricité que j’avais besoin. Au final, j’e n’avais besoin de très peu d’argent. Je vivais avec ce qu’il me fallait pour manger. J’étais une abondance qui me correspondait.

 

Sur le chemin de l’abondance :

Quelle est ta définition de l’abondance ?

Ma vision de l’abondance : “c’est avoir besoin plus que ce qu’il nous faut pour vivre”. Nous sommes dans une ère, une période du monde de l’histoire où il me semble important, d’essayer d’apprendre à vivre plutôt dans la sobriété plutôt que dans l’abondance. Être dans la sobriété ne veut pas dire forcément se priver ou forcément manquer. Pierre Rabhi parle de sobriété heureuse, j’aime beaucoup ce terme parce qu’il signifie vivre dans la joie avec juste ce dont on a besoin pour vivre, sans vouloir toujours plus. Vouloir toujours plus n’est plus possible. La Terre n’a pas les ressources nécessaires pour continuer dans cette direction.

Le matérialisme nous a pris cette connexion avec le monde des esprits. On a voulu séparé la science de la spiritualité et malheureusement : science sans conscience n’est que ruine de l’âme. C’est donc très important de remettre de la conscience dans tous les domaines de notre vie et notamment sur nos besoins. Cependant, si nous n’en prenons pas conscience, nous allons arriver à un point de non retour. C’est pourquoi il est important de faire attention à notre consommation.

 

Quand est-ce qu’ont démarré les chroniques du tarot ?

Les chroniques du tarot ont démarré en 2017. Ça faisait longtemps que je voulais me lancer sur cette voie. Au départ, j’ai commencé par proposer des consultations de tarot : tarot humaniste et tarot psychologiste. Le bouche à oreille a fait que très rapidement. Grâce aux réseaux sociaux, j’ai eu énormément de demande. Pendant un an, j’ai tiré les cartes principalement à distance. Puis je me suis rendue compte que pas mal de personnes rentrées vite dans la dépendance de ce que je pouvais leur dire. J’ai donc décidé d’arrêter les tirages pour former les gens. L’objectif est de les rendre autonome, qu’ils puissent eux-même réaliser leur tirage et développer leur intuition. Petit à petit, j’ai développé des programmes tournés vers l’Egypte antique en lien avec le tarot de Marseille. Ça a évolué de cette manière.

 

Quel est le lien entre l’Egypte et le tarot de Marseille ?

En quelques mots, l’enseignement ésotérique égyptien est un enseignement qui a traversé les âges et qu’on retrouve dans le tarot de Marseille. C’est aussi un enseignement universel. C’est un enseignement initiatique qu’on retrouve d’ailleurs dans plusieurs traditions initiatiques.

 

La clé de voûte se veut être le lien entre le monde visible et invisible :

Comment arrives-tu à garder les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ?

J’ai deux enfants, de 9 et 14 ans, qui sont un très bon point d’ancrage. J’évolue dans un milieu “mystique”, j’ai développé un socle composé de tradition et d’histoire. C’est important pour moi d’étudier l’histoire et notamment l’égyptologie. C’est un garde fou. Elle me permet de rester ancré.

 

Quels conseils tu donnerais à ceux qui se sentent appelés par le monde de l’invisible et qui n’osent pas l’explorer ?

Il me semble que chaque situation est particulière et différente : c’est au cas par cas. Beaucoup de gens ont peurs. Selon moi, la seule manière de ne plus avoir peur, est de se confronter ses propres peurs. Le jugement des autres est aussi un élément duquel il faut se détacher. C’est un domaine encore très tabou, où l’on perd rapidement toute crédibilité. Il faut donc oser et affirmer ce que l’on est. C’est humain de vouloir chercher et comprendre le fonctionnement de la vie et de vouloir se relier à quelque chose de plus grand que soi.

 

Penses-tu que la connexion à plus grand que soi est un atout professionnel ?

Sans ça, il n’y aurait pas les chroniques du tarot donc oui ! Je me considère comme étant au service de ce qu’il y a au dessus de moi. J’essaye de toujours respecter cette harmonie universelle.

 

Est-ce que tu fais une séparation entre ta vie personnelle et ta vie professionnelle ? Est-ce que le monde invisible est présent dans les deux domaines ?

Il n’y a pas de séparation entre mon travail et ma vie. L’invisible est présent tout le temps. Parfois, il m’est arrivé d’avoir des manifestations dans mes différents lieux de vie. Je m’y suis donc habituée.

 

Qu’est ce qu’il fait de toi un être à part ?

Je ne me sens pas plus différente que quelqu’un d’autre. On a tous notre singularité. J’ai ce qu’on a appelle le syndrome d’asperger qui est une forme d’autisme, qui fait effectivement ma singularité. Il m’a permis de pouvoir vivre comme je l’entends. J’avais une telle difficulté à m’adapter au monde. J’ai donc été obligée par survie de prendre ma vie en main pour réussir à me sentir libre.

 

As-tu l’impression d’être totalement dans cette sobriété heureuse ?

Pas totalement comme j’aimerais l’être. Il y a encore des travaux à réaliser dans la maison comme des panneaux solaires que je veux installer, mais dès qu’ils seront fait oui. On arrive dans une aire dans laquelle on va être relier les uns aux autres. Il va falloir faire preuve de fraternité, d’être à l’écoute, de ne pas être dans le jugement.

 

Le mot de la fin

Soyez heureux. Soyez joyeux. Essayez de trouver la joie coûte que coûte. Notre passage sur terre est bref, il faut faire en sorte que notre passage laisse au monde le moins de traces possible écologiques. A l’inverse, laissons quelque chose de jolie, de doux et qui participe à l’émergence de quelque chose de positif.

 

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